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    Bilan des actions effectuées

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    Mai 2007


    Nos réalisations ont débuté par le busage d’un puits traditionnel et la pose d’une pompe en mai 2007. Le succès des travaux a été constaté lors du chantier d’été qui a eu lieu au mois de Juillet de la même année. Onze bénévoles du Karnaval s’étaient rendus sur place (le voyage étant à leur frais) dans le but de créer un premier contact avec les habitants. Les volontaires ont également construit un muret de protection autour du puits mais surtout, ils ont aidé à la mise en place d’un comité de gestion du point d’eau afin d’assurer la durabilité du projet.

     

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    Mai 2008


    En Mai 2008, un puits busé et un forage se sont ajoutés à liste des ouvrages réalisés dans le cadre du projet « Eau Pour Tous ». A cette occasion, le Karnaval a financé la formation de deux villageois au métier d’artisans réparateurs de pompes, ces derniers ayant été munis d’une boîte à outils. Ces formations permettent à tous les puits du village munis de pompe manuelle d’être réparés gratuitement en cas de panne. Le village peut donc assurer la pérennité de ses points d’eau en toute autonomie.

    Alors que le premier chantier organisé était plus basé sur l’observation, un premier contact où chacun apprend à comprendre et connaître l’autre, le chantier d’été 2008 fut une vrai réussite, principalement sur le plan humain. Différents objectifs décrits juste après ont été mis en place sur les deux semaines où les 16 bénévoles du Karnaval et de l’AJS Faso étaient présents. Ces objectifs ont été poursuivis lors des deux chantiers suivants.
    Au cours de l’année 2009, les Pellaïens nous ont exprimé le souhait de bénéficier de forages plutôt que de puits busés.

     

    Le saviez-vous ?

    Connaissez-vous la différence entre un puits busé et un forage ?

    • Puits busé : collecte les eaux de surface, les pluviales, les humidités résiduelles, la profondeur est donc assez faible (20 mètre environs). Ces réalisations coutent moins chères mais se tarissent parfois en saison sèche.
    • Le forage : va puiser l'eau directement dans une veine d'eau souterraine, et le débit est très largement supérieur à celui d'un puits. L’eau récupérée est ainsi plus saine. De plus, le forage dure beaucoup

     

    Ete 2009


    En 2009, nous avons donc réhabilité un forage. L’année suivante, nous avons exceptionnellement pu financer deux nouveaux forages, élevant le nombre de points d’eau Karnaval-AJS à six ! Les villageois se sont alors rendu compte qu’un seul comité de gestion pour autant de points d’eau, de plus éloignés les uns des autres, n’était peut-être plus aussi efficace qu’au début du projet. Ils ont donc pris l’initiative de décentraliser l’entretien des pompes : désormais chaque pompe a un comité de gestion à sa charge. Chaque comité a son propre mode de fonctionnement (qui suit le même modèle que les comités de gestion gérés par le groupement des femmes auparavant).

     

    Années 2010-2011


    Les années 2010 et 2011 ont été pour nous deux années exceptionnelles. Nous avons en effet réussi à financer deux forages par an :

    • 2010 : un forage à Yipalla et un forage à Bollé
    • 2011 : un forage à Kombgo et un forage à Tangpooré

    Ces réalisations ont été le fruit de deux éditions de festival très réussies et de subventions exceptionnelles. De même que pour les points d’eau précédents, les villageois ont activement participé aux choix des quartiers en difficultés à aider et ont décidé eux-mêmes des emplacements les plus adéquats pour les forages.

     

    Rencontres avec les principaux représentants du village et les comités de gestion

     

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    Rencontre avec les Anciens de Kombgo (2010)


    Le but principal de ces rendez-vous est de dresser le bilan avec les villageois sur les actions menées et sur celles qui seraient à mettre en place.

    Le problème du manque de structures sanitaires a été abordé par les habitants eux-mêmes. Ceux-ci ont montré qu’ils sont parfaitement conscients de l’origine des maladies et de l’insalubrité de l’eau (ruissellements, puits non fermés, manque de latrines…). De même, ils connaissent les règles élémentaires d’hygiène et d’assainissement de l’eau. Seulement, leur situation ne leur permet pas de les appliquer.

     

    Soutien scolaire


    Depuis le chantier de 2008, des cours de soutien scolaire (français et calcul) sont donnés aux élèves qui le souhaitent par les bénévoles français et burkinabés. La première année, la timidité des enfants fut difficile à vaincre, ceux-ci se retrouvant pour la première fois face à des Européens. Heureusement, celle-ci s’est atténuée peu à peu grâce à l’aide apportée par les instituteurs ainsi que la complicité qui se créait avec les enfants lors des activités de l’après-midi. Aujourd’hui, les enfants sont plus habitués à notre présence, ce qui nous facilite la tâche (bien que les premiers jours soient toujours difficiles…).

    Cependant la barrière de la langue reste une grande difficulté : beaucoup d’enfants ont des problèmes de compréhension en français, voire ne le comprennent pas du tout. Comment donc apprendre à lire en français à un enfant qui n’en comprend pas le sens ? Un autre problème est aussi que, hormis lors du dernier chantier, les classes sont toujours surchargées, avec de grandes disparités de niveaux.

     

    image015Les élèves de CE2, toujours de bonne humeur pour travailler (2010)


    Néanmoins ce contact avec les enfants nous permet d’établir indirectement un contact avec les villageois. C’est aussi pour nous un temps de partage culturel à vivre dans la joie et la bonne humeur. Nous avons donc essayé cette année de rendre ce temps plus ludique avec la mise en place d’un grand jeu, lors d’une matinée qui a permis à tous les enfants de se regrouper pour jouer à un grand jeu de l’oie. Nous avons aussi à cœur de favoriser le partage à travers des activités manuelles, des chansons (soit burkinabé, soit françaises). Ils nous semble important de concilier scolaire et jeux afin de mieux entrer en contact avec les enfants.

     

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    Activités culturelles et sportives


    Des jeux et des activités manuelles sont proposés aux enfants chaque après-midi. Ils sont très nombreux à participer aux différents ateliers (danse, chant, pâte à modeler, origami, théâtre…) et aux grands jeux organisés près de l’école. Nous essayons d’organiser des jeux et activités variés, auxquels les enfants ne sont pas habitués. Ils sont chaque fois ravis de découvrir de nouveaux divertissement et de nouvelles chansons. Ces contacts avec les plus jeunes, qui représentent la moitié de la population de Pella, permettent de se lier avec eux, malgré les obstacles de la langue et de la différence culturelle.

     

    Travaux manuels


    Les deux premières années, des travaux manuels ont été organisés.

    La première année il s’agissait de construire un muret de protection au puits financé cette année là. Le hangar fut construit à la demande des femmes, les travaux s’étant effectués sous la direction d’un maçon ouagalais. Aujourd’hui, c’est un lieu de rencontre abritant entre autre les réunions du groupement des femmes, des rassemblements sur les thèmes de la santé et de l’éducation, ou les assemblées de l’AJS Pella (groupement de villageois porte-parole des Pellaïens auprès de l’AJS Ouaga, né au cours de l’année 2009/2010).

    La deuxième année, les travaux manuels constituaient d’une part en l’aménagement d’un hangar de sensibilisation et d’alphabétisation, d’autre part en la sécurisation de puits taris. En ce qui concerne la protection des puits taris, les bénévoles devaient poser des dalles en béton que les habitants avaient coulées au préalable. Ces puits, qui n’étaient plus utilisés, représentaient d’une part un danger pour les habitants et d’autre part une source de contamination pour les puits à proximité. Seulement, le temps leur à manqué et ils ont préféré laisser aux habitants le soin de sécuriser les puits à risque.

    Les années qui suivirent, aucun travail de ce genre ne fut entrepris, au regret des derniers bénévoles partis. Cette année donc nous avons trouvé un projet manuel, proposé par les professeurs et certains bénévoles burkinabés : la réparation des tables de l’école. En effet, très utilisées et souvent en très mauvais état, les bancs et tables de l’école ont étés réparées cet été par deux bénévoles burkinabés avec l’aide de français. Ce projet a beaucoup touché les villageois qui étaient très fières d’inaugurés ces réalisations. Ils ont pu voir aussi notre réelle envie de nous impliquer dans la vie quotidienne de leur village et de les aider à quelque niveau que cela soit.

     

    Sensibilisation

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    Au tout début, la sensibilisation fut menée auprès des adultes lors des visites des quartiers avec l’aide des bénévoles de l’AJS qui jouaient le rôle d’interprètes. Aujourd’hui, nous profitons du soutien scolaire pour promouvoir les règles d’hygiène élémentaires mais aussi les actions que nos associations ont entreprises, pourquoi et surtout comment les enfants doivent se les approprier.

    L’événement qui se prête le plus pour nous à informer les habitants est la kermesse. Tous les ans, nous préparons de nouveaux sketchs illustrant l’importance d’éviter de boire l’eau de surface, la nécessité des latrines ainsi que les bonnes conditions d’utilisation des pompes. Le succès de ces petits spectacles ont encouragé les instituteurs, qui ont beaucoup apprécié la démarche, à continuer de transmettre ces conseils en classe.

    Il y a deux ans nous avons également installé, suite à la demande des comités de gestion, des panneaux auprès des pompes Karnaval-AJS. Ces panneaux illustrent d’un côté les bonnes conditions d’utilisation de la pompe et de l’autre la nécessité de cotiser pour avoir une pompe qui fonctionne toute l’année.

    Cette année, nous avons attiré notre attention sur les politiques de développement du Burkina et tenter de nous rapprocher de l’administration. Nous avons alors découvert la nouvelle organisation décentralisée des points d’eau des communes, grâce à la mise en place des Associations de Usagers de l’Eau (AUE). Pella est en ce moment même doté d’une AUE mais les financements manquent cruellement pour former les membres de ces assemblées participatives. Nous avons donc proposé nos services auprès de la mairie de Samba afin de regrouper les représentants des différents points d’eau, de leur expliquer la réforme et de leur présenter leur nouveau rôle dans cette organisation. Nous avons donc pris contact avec les représentants de l’AUE, nous leur avons re-expliqués leur rôle et échangé sur les manières de procéder au changement. Cette rencontre eût lieu lors d’une journée dédié à l’ « organisation et gestion des points d’eau ». Nous en avons profité pour regrouper les représentants du village, les représentants des quartiers, et de la mairie (Madame la maire n’était malheureusement pas disponible). Cette journée de sensibilisation des villageois fût très importante pour nous, pour nous permettre de faire le point sur la gestion des points d’eau et la pérennité de cette gestion.

     

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    Reboisement


    Après divers essais de plantation (pourghère etc…) et discussions avec les Pellaïens, un projet de reboisement d’arbres fruitiers a été mis en place : le projet « Manguiez-moi ».

    C’est le Karnaval de Dijon, né maintenant il y a 3 ans, qui s’est occupé du projet de reboisement. Après toute une année de correspondance avec les villageois et un forestier local, le projet « manguiez-moi » a pu enfin voir le jour. Pendant le chantier de 2010, auquel 5 bénévoles du Karnaval de Lyon et pour la première fois 5 bénévoles du Karnaval de Dijon ont participé, nous avons ensemble (les bénévoles lyonnais, dijonnais, burkinabés et les Pellaïens) planté 20 manguiers qui seront entretenus par les élèves et leurs instituteurs près de l’école, et distribué 80 autres plants à des familles. Pour s’assurer que cette fois les plants résisteront, le forestier se rendra régulièrement à Pella et fera parvenir un rapport au Karnaval de Dijon. Nous avons également beaucoup insisté sur la sensibilisation.

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    Kermesse et soirée dansante

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    Tous les chantiers organisés par l’AJS Faso se clôturent par une journée de kermesse, dans une ambiance festive et conviviale, ouverte à tous les habitants du village. Un ticket coûte 25FCFA (environ 0,04€) et permet l’accès à un des nombreux jeux proposés qui, en cas de victoire, donne la possibilité de recevoir un lot. La kermesse est un moyen convivial de distribuer t-shirts, pulls et autres vêtements apportés par les bénévoles, mais aussi d’apporter des fonds pour les comités de gestion des points d’eau.

    Le chantier de 2010 a connu une nouveauté : la kermesse s’est terminée par une soirée dansante au sein de l’école. Le DJ est resté pour l’occasion. L’entrée était de 50FCFA (contre 100FCFA pour les soirées dansantes du marché).

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    Journée culturelle


    Autre nouveauté du chantier de 2010 : alors que d’habitude la kermesse organisée par le Karnaval et l’AJS clos le chantier, cette année le dernier jour fut entièrement préparé par les villageois. Cette journée avait pour but de nous en apprendre davantage sur la vie de Pella et des Pellaïens. Nous avons rencontré divers artisans (forgerons, tisserands…), les Anciens nous ont « parlé » avec leur musique et la journée s’est achevée par un défilé de villageois en tenue traditionnelle. Cette année, à l’occasion de l’inauguration du forage de Kombgo, les villageois nous ont organisés une grande cérémonie et une grande fête en notre honneur : danses traditionnelles, spectacle de motos, discours et musiques, nous avons vraiment été accueillis à bras ouverts. Cette fête de remerciement nous beaucoup touchés, et témoigne de la sincère amitié entre le Karnaval et le village.

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